Dépression: La maladie des personnes solitaires et fragilisées

C’est une évidence, la dépression est encore de nos jours une maladie trop mal considérée.

Elle est pourtant : « La juste manifestation d’une tension morale extrême », de ce que vit une personne fragilisée…

…, à l’intérieur de son Être profond et dans la plupart des cas…, de manière dangereuse. Car la dépression est fréquemment vécue en solitaire par toutes ces personnes, qui vivent dans un état de confinement et d’isolement de chez elles.

Dans le même temps, la dépression  peut être qualifiée par l’entourage de « malaise passager » (sans en prendre réellement une gravité inconsidérée), parce qu’il est lui-même occasionné:

Par un environnement propice à son apparition… et ce, qu’il soit de nature:

  • Humaine (perte d’un être cher…), 
  • Sentimentale (rupture amoureuse…),
  • Professionnelle (conflit psychologique entre les individus)
  • Traumatique (déséquilibre émotionnel avec une non-acceptation: de soi, de son physique, de l’image que l’on donne aux autres…)
  • Du présent ou de projets d’avenir (sentiment d’impossibilité de réussir sa vie: ni maintenant et encore moins demain…)
  • Relationnelle (les autres exaspèrent, étouffent, rendent la vie en société invivable…)

Les trop nombreuses raisons de voir un jour la dépression détruire impitoyablement la vie de tout un chacun, est une réalité qu’il ne faut pas minimiser.

Vivre au jour le jour une dépression, est inhumain, car elle est « Souffrance en Solitaire »

Un dicton indien expose cette sage vérité: « Avant de juger une personne, marche pendant 3 lunes dans ses mocassins », en d’autres termes…:

S’aventurer à poser un diagnostic rapide sur la situation émotive et conflictuelle d’une personne, qui vit un véritable calvaire moral pour cause de dépression, serait inconscient et surtout inutile. Ceci en raison d’une méconnaissance de l’intimité psychologique de la personne atteinte de cette « maladie » et des évènements consécutifs à son état dépressif!   

Comprendre une personne dépressive n’est pas chose aisée. C’est pourquoi, si vous avez dans votre entourage quelqu’un qui souffre de ce mal, il faut l’aider et vous aider à:

  1. Comprendre ce qui ne va pas
  2. Assurer que tout peut s’arranger par l’écoute et le dialogue
  3. Déceler les failles qui sont les causes de ce mal-être
  4. Trouver (avec son approbation) des solutions d’aides psychologiques adaptées auprès de professionnels de la santé
  5. Témoigner d’un soutien de proximité à tous moments et à toutes heures, dans le cas d’un profond désespoir (offrir à la personne qui souffre de dépression,  la possibilité de contacts rapides par téléphone, e-mails, sms…)

L’important pour la personne, c’est d’avoir la conscience de pouvoir compter sans réserve aucune, sur une « oreille attentive et sincère » d’un ou d’une ami (e) de confiance. Il peut s’agir d’un proche de la cellule « familiale ou amicale ».

Une « maladie » encore tabou et pourtant….

Alors qu’un français sur 5, soit près de 3 millions de français, souffre ou souffrira au cours de sa vie de cette pathologie, celle-ci est encore trop peu considérée comme « sérieuse » par les personnes qui en sont atteintes.

En parallèle, les institutions médicales semblent démunies du fait qu’il faut reconnaître:

  • Que très peu de patients consultent, pensant que leurs troubles ne sont en fait « que » passagers.
  • Ou bien, que leur état dépressif ne répond pas (d’après eux) à une pathologie suffisamment « médicale », pour consulter un spécialiste.

C’est évidemment faux et il est impératif de ne pas laisser s’installer, une dépression qui peut devenir insupportable voire insurmontable pour la personne, surtout si elle est seule ou si elle s’isole volontairement.

« Comprendre c’est aider! », oui bien sûr…, mais comme souvent les premiers à être confrontés à l’état dépressif d’une personne sont les proches et qu’ils ne sont pas (sauf exception) des professionnels psychologues ou psychiatres…,

bien délicat dans ce cas, de répondre efficacement et immédiatement, face au mal-être éprouvé par: le parent, l’enfant, l’ami (e).

Cette évidence de « situation désarmante » tant pour les proches témoins, que pour la personne victime de cette « souffrance intérieure », réclame pour ces raisons: une prise en charge médicale spécifique et volontaire de celle-ci.

Le soutien inconditionnel des proches parents et ami(es) fidèles, sera une aide psychologique certaine, pour une prise en charge adaptée et efficace au cas de chaque patient.

La dépression face à l’effet « placebo » des fausses croyances et l’absence de posologies médicales  

Minimiser une dépression, revient à accepter l’idée que: « ce n’est pas grave, dans la vie des choses sont bien plus importantes, ça passera tu verras », ce genre de remarques n’est pas pour aider, même si elles se veulent rassurantes et partent d’une bonne intention de la part de celui qui les prononce!

Il est nécessaire de creuser avec tact les problèmes responsables de la dépression et d’y apporter le ou les remèdes qui s’imposent. Médicalement cela va de soi!

Je pense sincèrement que seul nous ne pouvons rien face à la dépression. Que ce soit nous qui la vivions ou un proche parent ou un (e) ami (e). Aussi, il faut-être convaincu de l’utilité de la démarche médicale, quand elle est la seule alternative pour se relever d’une dépression et ce, quelle que soit les causes de son apparition.

Une dépression peut durer une semaine, quelques mois, mais aussi des années si l’on ne fait rien pour que cela s’améliore. Il faut bien sûr consulter si les symptômes persistent et la porte du médecin traitant, est la première que le dépressif doit pousser volontairement.

A partir de cet instant, le professionnel de la santé qui connait bien son patient, sera à même de diriger celui-ci, auprès de confrères psychologues ou psychiatres, si cela devait-être nécessaire.

Démystifier la consultation chez le psychologue ou le psychiatre

Je ne sais pas vous, mais moi lorsque je regardai il y a quelques années des films et séries télévisées (souvent d’outre-Atlantique)…, j’étais amusé et légèrement ébahi en voyant tous ces personnages de fiction, qui se rendaient fréquemment chez leur « psy », pour une psychanalyse…, nonchalamment allongés sur le fameux divan de cuir.

En étant le témoin de beaucoup de difficultés de mes concitoyens, je me dis que l’utilité de pouvoir se soulager de quelques fardeaux psychologiques grâce à une tierce personne comme ce professionnel de la santé « émotionnelle », n’est sans aucun doute…, pas une si mauvaise idée que cela!

Bien sûr, nous ne sommes pas en Amérique. Cependant, il faut bien admettre que notre société Française, les soubresauts du monde en général et en particulier nos soucis quotidiens…, nous donnent bien des motifs de consulter sans aucune gêne…, notre « psy » attitré!

Toutes les « couches sociales » sont touchées un jour ou l’autre par la dépression. Que l’on soit ouvrier, cadre, riche ou pauvre, jeune ou plus âgé, femme ou homme…, cette maladie  nous guette.

Ceci étant, si elle a le culot de frapper à ma porte ou à la vôtre…, dressons devant-elle un barrage de dynamisme et de ferme volonté, pour un changement efficace dans notre façon d’aborder la vie avec ses « hauts » mais surtout…, ses « bas »!

Malgré toutes ces précautions, si vous êtes touchés par la dépression…, ne restez pas seul (e) avec elle, faites confiance à votre famille, vos amis(es) fidèles, aux associations d’aides, aux professionnels de la santé qui sont spécialisés dans ce type de pathologie.

Conclusion à la dépression

  • Sortez de chez vous 
  • Ne vous isolez pas 
  • Rencontrez des gens que vous appréciez
  • Faites des activités qui vous procurent du bien-être et du plaisir
  • Ne vous engluez pas dans une situation du passé qui vous fait plus de mal que de bien. 
  • Apprenez à tourner la page et visez la beauté du renouveau…, pour repartir de plus belle…, vers un Avenir radieux et plein de promesses….

Exprimez-vous sur sur question de la dépression:

  • Êtes-vous sensibles à cette question de la dépression? 

Que la vie ne soit pour vous…qu’un long fleuve tranquille….

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Comments

18 réflexions au sujet de « Dépression: La maladie des personnes solitaires et fragilisées »

  1. Salut Jean-Lou,

    Je me demande bien de quelles séries télévisées d’outre Atlantique (je suis d’outre Atlantique) tu parles. Si ce sont des séries américaines, je ne les connais pas.

    J’ai appris, il y a un moment dans un atelier ou une formation (je ne me souviens plus exactement) que la dépression venait d’une divergence entre ce qu’on est profondément et ce qui compose notre réalité. Quand la tension est trop forte et qu’il y a «pression» entre ces deux éléments, la «dépression» arrive pour nous aider à relâcher… J’ai bien aimé cette «explication», mais je ne suis pas thérapeute en la matière…

    Amicalement!

    Sco! 🙂

    • Bonjour Sco!,

      Oh! Beaucoup de séries comportent à un moment ou un autre « la scène presque obligatoire de la séance du psy ».

      Honnêtement, je ne peux te donner tous les noms des séries ou films qui m’ont marqués sur cette place que tient le psychologue ou psychiatre dans les fictions. Mais cela m’a suffisamment « titillé les méninges » (moi-aussi! lol)…, pour que cet état de fait, me surprenne!

      Je peux te citer comme ça: Dallas (1978)/ Growing Pains « Quoi de neuf, docteur? » (1980)/ House (2004)/ Kyle xy (2006)/ Tell me you love me/ (2007)/ et plus « récemment »: In Treatment (2008) ou encore…Lie To Me (2009)…

      Tout à fait d’accord avec toi, l’une des causes de la dépression serait le « conflit » qui règne dans l’esprit de la personne entre « ce qu’elle est et vit » et « ce qu’elle voudrait vivre ou ne plus vivre »…, dans sa vie! Vaste question!

      Si un « psy » lit ces lignes, la question lui est posée!

  2. Bonjour à toutes & tous,

    Je ne suis pas psy, juste un simple apprenti-blogueur de la « blog-académy », certes un peu expérimenté dans le domaine de la question posée …

    … en particulier, sur le plan professionnel, dans le domaine médical et le champ de compétences du psychothérapeute…

    … et j’ai bien envie de relever le « défi » cette interpellation.

    Alors, voilà.

    Je dois dire pour commencer que j’ai l’expérience vécue de la situation, dans mes propres tripes, pour m’être réveillé jadis un matin en me disant :

    ‘Ou bien je me jette aujourd’hui sous un train,
    ou alors je commence – enfin – à faire quelque chose pour moi.

    L’instinct de conservation aidant, j’ai opté pour la deuxième solution.

    Coût de l’opératiion : 14 ans (!) de travail sur moi + 13 voyages en Inde…

    Bénéfice : une joie subtile et profonde, perceptible même en toile de fond de l’angoisse lorsqu’il en ressurgit quelques limbes parfois.

    Ce que j’ai compris personnellement de cette affection (je n’aime pas enfermer la dépression dans le cadre étroit de la maladie… Peut-être parlerai-je plus simplement du « mal-à-dit »…) c’est que celle-ci est une invitation à explorer « le fond de la piscine », pour prendre une image facilement parlante.

    Or, vous savez déjà qu’une fois le « fond de la piscine » atteint,
    1- vous ne pouvez guère tomber plus bas – au propre comme au figuré –
    2- il « suffit » de donner un grand coup de pied sur ce fond pour refaire surface.

    Le risque, en phase aiguë ou mélancolique profonde, à ne jamais sous-estimer, est bien sûr le risque de passage à l’acte suicidaire.

    Celui-ci cependant peut être également décodé comme une invitation à pousser la porte des profondeurs… et être désamorcé de la même manière.

    Avec sa profonde sagesse et sa grande expérience de psychiatre, mon confrère et mentor durant un temps, mon confrère le Dr Jean-Marc Mantel, témoigne de son approche (spirituelle) dans la menace suicidaire.

    Mieux qu’un résumé, voici le lien vers l’article :
    http://jmmantel.net/textes/archives/suicide1.html

    J’ai moi-même résumé ma propre expérience de la question ici :
    http://www.art-du-mieux-etre.org/

    Voilà. Si cela peut vous aider et vous éclairer…

    Amicalement,
    Michael

    • Bonjour Micka et bienvenue sur business & vie sereine,

      Ton commentaire est riche de vérité sur ce problème de la dépression et je constate au regard de ta propre expérience de la vie (avec tes hauts et tes bas) qu’il rejoint bien « l’importance de ne pas baisser les bras devant cet ennemi »…, je te cite:

      « …Je dois dire pour commencer que j’ai l’expérience vécue de la situation, dans mes propres tripes, pour m’être réveillé jadis un matin en me disant :

      ‘Ou bien je me jette aujourd’hui sous un train,
      ou alors je commence – enfin – à faire quelque chose pour moi.

      L’instinct de conservation aidant, j’ai opté pour la deuxième solution…

      Comme tu l’as fait pour la « survie de ta motivation profonde » et poursuivre ainsi ta propre route…, chacun d’entre-nous peut relever ce « défi » (pour reprendre ta juste analyse de cette contrariété morale)
      A ton image de vie, l’on se rend compte qu’effectivement un long travail est nécessaire sur soi et en profondeur

      Je ne manquerai pas une visite sur ton site, ainsi que la lecture de l’article en question de ton confrère le Dr Jean-Marc Mantel (j’invite bien sûr mes lecteurs à faire de même)

      Merci pour ton témoignage.

      @mitiés.

      JL

  3. Bonjour Jean Lou,

    Il n’y a pas d’ « ennemi ».

    Ceci est difficile à intégrer par l’ego, toujours en quête d’une causalité voire d’un bouc émissaire « extérieurs ».

    La réalité, c’est que nous sommes pris dans une dualité.

    Dans cette dualité, il y a d’un côté une part fluide, intégrée, lumineuse même, et de l’autre une part engluée, non intégrée voire dés-intégrée, résistante, opaque.

    L’une et l’autre s’entremêlent pour former cet agrégat que nous nommons « personnalité ».

    Mais cet agrégat n’est pas la résultante ultime, ni la réalité ultime de l’être qui l’habite. Il y a encore autre chose…

    Seulement, cet « autre chose », bien au-delà de cette part duelle, demande à être bien explorée, bien grattée, bien décapée par les multiples expériences de la Vie (celle-ci étant prise dans un point de vue large, pouvant inclure une perspective trans personnelle).

    Nous ne sommes pas (encore) très habitués à avoir ce regard dans notre Occident (encore) très matérialiste. L’Orient aurait beaucoup à nous apprendre à cet égard.

    La dépression peut être vue comme un appel, justement, de notre être profond, à explorer la faille de clivage de cette personnalité, dans son « fonctionnement » duel (il serait plus juste ici de parler de dysfonctionnement).

    En ce sens, elle peut être perçue, non plus comme « l’ennemi », mais comme une précieuse alliée qui tente de nous montrer sur quels faux-semblants est bâtie toute notre vie actuelle.

    Avec le risque bien sûr de voir s’écrouler tout ce château branlant… 🙂

    Et c’est pourquoi c’est un vrai travail – un travail de démolition bien souvent – une fois ce challenge accepté.

    C’est pourquoi également – attention, ceci est à mesurer au cas par cas et n’est certainement pas à généraliser – les anti-dépreseurs sont parfois, passé la phase critique du début – une alternative « confortable » pour ne pas se confronter à la nécessité de ce travail. Avec le risque de voir ces traitements s’éterniser, parfois plusieurs décennies (!).

    Il se pose pour finir la difficulté d’adhérer à ce point de vue trans-egotique (c’est à dire l’existence d’un « au-delà-de-l’ego ») dans une (alléguée) « civilisation » matérialiste. C’est peut-être la « raison » pour laquelle la France est Championne du Monde toute catégories de la surconsommation d’antidépresseurs 😉 ?

    Bref, il y a encore du pain sur la planche pour quelques générations… si la Vie nous prête vie 🙂

    C’est tout pour aujourd’hui 🙂

    Amicalement,
    Michael

    • Bonjour Micka,

      C’est vrai que l’utilisation de « Ennemi » est sans doute, non pas inappropriée, mais sans doute incomplète de ma part, quoi que?

      Dans l’état de « crise », vécue parfois avec un tel sentiment d’injustice, le coupable et ses causes à effet peuvent-être identifiés comme « un ennemi potentiel », selon moi! Mais il est tout aussi vrai que de cet « ennemi » l’on peut en tirer des leçons positives, en se servant de lui et des « alertes » qu’il nous envoie.

      Oui tu as raison, une fois arrivé « au fond de la piscine » pour reprendre ton image sur la réaction à adopter dans une telle situation de conflit intérieur, il suffit souvent d’un juste et énergique mouvement de volonté vers le haut, pour refaire surface et se donner une fois pour toute…, les moyens de composer avec « ce faux-ennemi » en vérité et crier enfin Victoire à la vue de l’immensité de liberté offerte par cette étape gagnante sur nous-mêmes (le fameux « ego »)

      Je n’ai pas le plaisir de connaître l’Inde, ses mystères et sa sagesse. Néanmoins, j’ai lu voici quelques temps un très beau livre de l’auteur Matthieu Ricard intitulé « L’art de la méditation »; son Avant-propos débute ainsi sur une phrase « pleine d’espoir et de bon sens »:

      Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. » dixit…Gandhi.

      Donc, tout un programme de « l’aventure intérieure » a ne pas craindre d’emprunter!

      Bien à toi!

  4. Bonjour Jean-Lou,

    Merci pour ce commentaire à mon commentaire 🙂
    J’apprécie beaucoup ta réponse.

    Mathieu Ricard est une référence. Gandhi aussi.

    Quant à « L’art de la méditation »; celui-ci nous enseigne en fin de compte ceci :
    « L’art du Témoin »; ni plus ni moins.

    Or, cette position est subtile.

    Car elle enseigne à percevoir un « au-delà de la Dualité ».

    La dépression, puisque c’est le thème de cet article, peut-être un puissant chemin pour nous conduire vers cette voie.

    Évidement, lorsque nous sommes « dans la piscine »; nous avons la tête prise dans le guidon de nos émotions, les yeux qui piquent et qui brûlent et nous n’y voyons dons pas très clair encore.

    Il est logique et légitime que la situation nous apparaisse alors comme « L’Ennemi » !

    Un jeune chiot ou chaton qui court après sa queue est alors convaincu que celle-ci est étrangère à lui-même…

    Ce n’est qu’au fil du temps – et la maturité aidant – que le regard pourra se préciser et que la situation pourra apparaître telle qu’elle est :

    Ce que nous prenons pour « L’adversaire » n’est autre que notre propre « queue ».

    Ceci évoque, et j’en resterai là, cette citation de Carl Gustav Jung, lorsqu’il disait :

    « L’Homme traîne derrière lui la queue d’un saurien. ».

    @mitiés,
    Michaël

  5. Bonjour Jean-Lou,

    Encore une précision…

    « La dépression, puisque c’est le thème de cet article, peut-être un puissant chemin pour nous conduire vers cette voie. »

    Comment en venons-nous à rencontrer cette circonstance ?

    Généralement, ce processus se déroule en cinq étapes :

    1° – L’illusion (confortable) que tout va bien dans notre vie ;

    2° – Une (ou plusieurs) crise(s) existentielle(s) malmenant (toutes) nos “valeurs fondamentales” ;

    3° – Une première tentative – plus ou moins désespérée – de nous raccrocher “à l’extérieur” ;

    4° – L’intuition ou la compréhension de ce que le secours ne nous viendra pas “de l’extérieur”, mais “de l’intérieur” de nous ;

    5° – Le commencement du travail sur soi.

    C’est ce que j’ai développé sur http://www.art-du-mieux-etre.org en réponse à ton dernier commentaire…

    Amicalement,
    @+
    Michael

  6. Bonjour

    Quand je lis votre définition de la dépression:
    C’est une évidence, la dépression est encore de nos jours une maladie trop mal considérée.
    Elle est pourtant : « La juste manifestation d’une tension morale extrême », de ce que vit une personne fragile…

    Ne devriez vous pas dire fragilisée au lieu de fragile..?
    Étant en plein de dedans, suite à la succession d’événements… je ne me considère pas comme particulièrement fragile…sensible plutôt et ce n’est pas un défaut pour moi…
    Dans ce monde où il faudrait toujours sembler fort et infaillible, on oublie la compassion,l’empathie, la pitié…ce n’est pas général heureusement…
    La dépression est donc mal considérée, mal vue…il ne faut surtout pas flancher,sinon tu passes pour un faible…
    (Et non moi je n’ai pas besoin de psy,je ne suis pas fou…disent la majorité des français .Je sais il existe d’autres alternatives que les pychologues et autres psychiatres..mais vider son sac et comprendre certaines choses soulagent…perso je suis anti psychiatrie et bourrage de medocs à tout va,c’est trop facile… et une mine d’or pour les lobbys pharmaceutiques…)

    Seulement,d’après ce que j’ai lu,nous sommes en France les champions d’Europe de prise d’anxiolytiques, anti dépresseurs, et autres psychotropes…4 ème pour le cannabis et je pense qu’on est pas mal avec l’alcool(ce qu’il y a de pire,quelle hypocrisie en passant…)
    Je vis à la campagne et si tu bois pas, tu es un extra terrestre et presque mal vu,surtout si tu es un homme….
    Sans tous ces produits, la dépression exploserait…et les « gros durs » qui se défoncent à coups d’alcool en tout genre feraient moins les malins…
    Je me suis défoncé, surtout au cannabis pendant 25 ans,je n’ai pas craché sur l’alcool non plus.Et de plus témoin de part mon entourage(mon père, grand père, oncle…et autres potes) ,je sais de quoi je parle…
    Mais je ne veux pas diaboliser pour autant …à chacun sa voie…

    Perso,j’ai décidé de changer et j’espère tenir le cap…
    Et voler sans fumée, sans alcool…

    • Bonjour Eric,

      « Fragilisée » en lieu et place de « fragile » : très bonne remarque et…, correction faite illico (D’autant que le terme « fragilisé » avait déjà eu ma préférence dans le titre pour cet article…, « Sensible » et malheureusement si bien à propos à notre époque, merci Eric :)…)

      Votre sensibilité, je la ressens dans vos lignes comme d’ailleurs aussi, la présence « d’éléments pesant » sur votre vie passée, actuelle et celle que vous avez dorénavant, décidé de « vous offrir ». Là est votre force et je ne peux que vous y encourager ; car la dépression qui est la vôtre aujourd’hui n’a aucunement le droit de vous dicter ce que votre avenir doit être et…, cet avenir sera bien évidemment « meilleur » puisque c’est celui que vous aurez construit » en y rejetant tout ce qui était négatif dans votre vie « d’avant »!

      La société qui est la nôtre, veut, par son autorité toute puissante, nous vêtir d’un habit qui nous va bien mal : « soyez des bons travailleurs, payez vos impôts sans retard, laissez vous faire croire qu’acheter à crédit la dernière voiture à la mode, la plus belle des maisons, les derniers « gadgets » qui doivent trôner en bonne place dans ladite maison, partez en vacances à l’autre bout du monde, mettez vos enfants dans les meilleures écoles, etc, etc. en fait, toutes ses « choses » équivalentes à des « paillettes » comme la vie rêvée des « stars.

      Vouloir « Tout » et plus encore, pour ceux qui possèdent (enfin, c’est le banquier qui en a la possession tant que le dernier cent’ n’a pas été versé) occasionne déjà, un mal-être à nombre de personnes qui se sentent, du coup, « incapables » de gérer leur quotidien et je sais très bien que cette « petite liste ci-dessus », n’est que la face cachée de « l’iceberg » d’une vie qui est bien représentative de la vie de chacun d’entre nous.

      Reste, qu’elle est responsable de bien des maux et la dépression qui y est en bonne place, est en fait, régulièrement alimentée par cette société qui « tente de détruire » le plus grand nombre en faisant de nous des brebis dignes d’être tondues et pour beaucoup, des consommateurs « compulsifs » médicamenteux…, bien malheureux !

      L’amour ou le manque d’amour, la solitude, la désagréable sensation de ne pas être « à la hauteur », les violences verbales comme physiques, les moqueries, etc, etc. Trouvent à tort dans des solutions qui ne sont que des « placebos » bien insignifiants que sont : l’alcool, la clope, la drogue ou la fuite « précipitée » dans des engrenages qui nous vont mal et nous font mal.

      Permets que j’utilise le tutoiement : Ton choix de t’en sortir est beau et mérite mon respect et mes encouragements. Quels que soient les éléments qui t’ont fait « vaciller » à un moment dans ta vie ? Ils ne méritent aucunement de gagner…, c’est seulement « toi » et pour ta vie que tu veux « tienne »… Que je te dis OUI ! Bas-toi pour ça Éric !:)

      Au regard de ton vécu et de l’influence « consciente ou inconsciente » de tes proches relations, un seul mot résume ce qui doit être important pour toi Éric : « Fierté » au bon sens du terme bien sûr.

      En somme, la Fierté d’être toi-même , pour ce que tu es et mérite d’être, d’avoir gagné ton combat contre toutes dépendances « artificielles » (pas aux yeux des autres ou de cette société si imparfaite, mais à ton propre regard sur ta vie espérée!) ce qui fera de toi un homme nouveau, un homme qui accueillera tout le meilleur qu’enfin la vie te réserves…, à partir de ta décision de changer tout ça ! Bravo !;)

  7. Tiens, tiens, il me semble déjà être passé par ici, coucou 🙂

    Bonjour Eric,
    Salut Jean-Lou 🙂

    J’aurais beaucoup à dire sur la question de la dépression.
    Je vais y aller au feeling, et tant pis pour l’Académie 🙂

    Comme le Monstre du Loch Ness, il y a les remous à la surface du lac,
    et il y a cette « bestiole » qui s’agite dans les profondeurs…

    Il est tendant de s’arrêter à la surface et considérer les « bulles »,
    c’est à dire les symptômes…

    Hélas, dans plus de 95 % des cas, ce n’est pas là que ça se passe…
    Mais dans les profondeurs.

    La dépression n’est pas une affaire de médicaments…
    « Même si » ça peut aider à franchir un cap
    (et éviter un suicide inutile, parfois).

    Ce n’est pas une affaire de « bla bla » non plus,
    c’est pourquoi la plupart des « thérapies du bla bla » (psy, etc.)
    sont voués à l’échec.

    On sait aujourd’hui que la dépression est sujette à rechutes.

    Le meilleur « outil » actuel, maintenant testé et validé,
    est ce que j’esquissais 2 ans auparavant et 3 commentaires plus haut 😉
    « L’art du Témoin », ou « la voie du témoin ».

    Aujourd’hui, ce type d’approche a fait ses preuves, et fait école.
    Cela s’appelle « MBCT » (Mindfulness based cognitive therapy),
    un protocole mis sur pied par un américain et un canadien de grands mérites,
    Jon Kabbat-Zinn & Sindel Segal.

    C’est un programme sur 8 semaines et ça fonctionne…

    Si cela peut t’aider, Eric…

    ————————————
    Jean-Loup, après deux ans de « traversée du désert », me revoici…
    J’ai fermé « art-du-mieux-etre » et « libredutabac »,
    exorcisé mes vieux démons de la procrastination
    en écrivant un bouquin,
    « Enfin Libre du tabac en 31 jours avec la Pleine conscience »,
    qui arrive au stade de la relecture avant publication,
    et re-créé un nouveau site-blog tout neuf
    (et vierge de contenu aussi 🙂
    « www.ecoledumieuxetre.com »
    Je n’ai pas encore une vision très claire de la façon dont je vais mener tout ça mais ça viendra… Ah oui, jei prends des cours de blogging aussi 🙂
    Ca m’a fait plaisir de repasser par là 😉
    Amicalement, a+
    Micka

    • Hello Micka !

      C’est un vrai plaisir de te retrouver ici, sincèrement ! Effectivement, j’avais bien constaté (voici plusieurs brasses) que ce n’était plus possible d’accéder à tes sites. Je me suis dit : « tiens! l’ami Micka a pris son sac à dos de baroudeur et le voilà reparti nourrir son cœur de belles rencontres et ainsi, il ne manquera pas de nous conter à son retour, la douce mélodie de contrées ensoleillées qui l’auront fait chavirer de bonheur ! »….

      Que nenni ! Le voyage entamé était tout autre, puisque l’ami, tu nous reviens avec un projet socialement « d’urgente actualité » (les pauvres fumeurs ont besoin de belle âme comme la tienne pour les désintoxiquer de ce poison) ceci, couplé à ton envie chevaleresque de te frotter à sieur WordPress, pour qu’il t’assiste dans ton ascension de purification des poumons gris de nos contemporains au teint blafard et doigts jaunis. Merci pour eux très cher Micka.

      AAAAAHHHH!!! La procrastination et ses effets pervers qui chamboulent notre bonne volonté d’aller de l’avant. Bien que ce soit un terme que je n’utilisais jamais avant de connaître le blogging, je dois bien avouer qu’il fait des ravages certains dans notre petite communauté de « cliqueteurs de claviers ».

      Sans être tombé dans ses nombreux filets, j’avoue aussi que sa « cousine » >> « l’incertitude paralysante », a fait que moi aussi, l’effet de surprise sur mon manque d’assiduité à mon présent blog, a eu pour conséquence un manque évident de production, sauf que là ! La raison étant que mon temps de blogueur a dû laisser un peu de champs libre à un autre projet (hors web) car il faut bien sûr se donner les moyens de sa réussite ou du moins, par respect de soi…, au moins de se donner les moyens de ses succès tant souhaités (Eh oui, tous nous le savons bien : « rien ne se fera sans nous !)

      Assurément, le plaisir est partagé et c’est en toute amitié que je te prédis un grand, très grand succès lors de la sortie de ton livre « Enfin Libre du tabac en 31 jours avec la Pleine conscience ».

      ————————-

      Grand merci Micka pour tes conseils et ta vue sur les chemins à prendre pour soulager ceux qui souffrent de dépression. A notre ami Eric, j’ai apporté précédemment mes encouragements ainsi que mon invitation à refuser l’effondrement psychologique. Bien évidemment, dans mon article j’encourage ceux qui souffrent de dépression à consulter en remplacement de tous choix d’isolement qui ne peut qu’être destructeur.

      L’interaction des avis donnés sur un blog comme Business & Vie Sereine sur un mal aussi répandu que la dépression, est une petite « étincelle » qui en rejoindra bien de nombreuses autres et la preuve ici, contribuera aussi, à ce que « le ou la dépressive » sache combien ce qui le ou la ronge, est non seulement comprit, mais subit par des millions de personnes. Vous n’êtes pas seuls, ce blog comme toute personne de bonne volonté dont un « échantillonnage représentatif » est ici pleinement apprécié à sa juste valeur de « Soutien Humain ».

      Courage pour tous et toutes et venez nombreux (ses) ici pour témoigner, conseiller, orienter et faire du bien au corps et à l’esprit des « prisonniers de cette maladie » sournoise.

      Courage Eric, bon succès Micka et mes amitiés à tous les deux.

      • Jean-Loup,

        C’est un VRAI plaisir de te lire, j’aime beaucoup la sensibilité qui est la tienne et la façon dont celle-ci transparaît dans ton écriture, vraiment. Je trouve que le blogging, pour ça aussi, te va bien 🙂

        Amicalement & sincèrement,
        Micka

  8. Bonjour

    Tout d’abord, merci Micka et Jean Lou pour vos réponses, idées, encouragements…
    Mon témoignage n’était pas très académique?…il faut bien déranger un peu…

    Je connais la Thérapie Comportementale et Cognitive Micka , je ne connaissais pas le MBCT. Je suis allé voir de quoi il en retourne.
    Je vois aussi que vous parlez de procrastination…c’est pour cela que j’ai décidé il y un peu plus de 2 ans de contacter un psychothérapeute pratiquant la TCC.Je ne sais pas si finalement c’était bien ça le problème…je pensais à l’aboulie aussi…
    En fait j’en sais trop rien…
    Je communique encore par téléphone et mail avec ce psychothérapeute, étonnant en passant. Avec lui et son blog,j’ai appris beaucoup de choses et dois en assimiler encore bien d’autres…
    Savoir c’est bien,appliquer est une autre histoire…pas facile de changer comme ça…

    Avec l’aide de ce psychothérapeute que je remercie j’ai compris que:
    Qu’il faut que j’arrête de vouloir comprendre le pourquoi du comment…faire la paix avec mon passé et mes parents…et lâcher prise sur certaines personnes.
    Que je ne veux pas de psychanalyse,source d’atermoiements,et dont le résultat est peu probant…je souhaite être pragmatique pour une fois…
    Que je dois me pardonner et pardonner(à mes parents surtout..)…la rancune étant une plaie…
    Que je ne dois pas me sentir coupable de tout…et que si je ne suis pas responsable de la douleur initiale, je suis responsable de la solution aujourd’hui…
    Que je me fasse aider, faire preuve d’humilité, faire taire cet orgueil/ego néfaste…
    J’ai compris les mécanismes de l’angoisse et de l’anxiété , qu’il faut accepter son émotion pour ce qu’elle est et ne pas lutter etc etc…

    Je suis allé voir une kinésiologue aussi(je ne connaissais pas).

    Sinon je cherche par moi même sur internet des idées « naturelles » pour m’en sortir…
    J’ai relu dernièrement « guérir » de Servan Schreiber ou comment soigner la dépression sans anti dépresseurs…avec la méditation, le sport, l’acupuncture, la nutrition, l’emdr…
    L’intelligence émotionnelle est bien plus importante que ce fameux QI…ça je le savais depuis longtemps.Le hasch commencé à 15 ans,l’âge où on doit commencer à réfléchir à son avenir, s’auto déterminer, a fortement altéré cette intelligence émotionnelle, primordiale pour bien vivre avec soi et les autres…
    (Merci les parents en passant pour ne pas en avoir parlé avec moi, avoir fermer les yeux…)

    J’ai trouvé un bon blog aussi.
    J’ai rendez vous dans un centre d’addictologie bientôt.Je verrai bien ce que cela donne.

    Je « galère » , vivote depuis longtemps…avec ce sentiment d’être jamais bien nul part…
    La prise de conscience de changer absolument est survenue quand j’ai perdu mon père en avril 2013(cancer du poumon avec accompagnement à domicile),ou plutôt quelques mois après où j’ai bien pété les plombs…avec un stress énorme. Aujourd’hui je vais à peu près bien un jour sur 2 sans projets,anxieux…souvent seul car j’ai du mal à supporter le regard des autres,et à me supporter…

    Bref je rame dur…
    Mais changer est vital pour moi.Je dois RENONCER à cette souffrance qui me tenaille et CHOISIR…

    Je suis fatigué de trop penser, réfléchir et de ne rien faire…voilà longtemps que je ne travaille plus(au rsa)…ex addict à plein de choses dont le hasch(j’ai arrêté seul de nouveau il y a 2mois environ)
    Je continue à fumer la clope,trop,j’ai commencé très tôt…ça bouffe pas mal de mon énergie…ça a contribué à tuer mon père, amplifié par l’alcool et le stress, mais c’est pas pour autant que je stoppe ni même ralentis…comportement morbide, auto destructeur et masochiste?…sale poison en tout cas…

    Voilà , vous en savez un peu plus…

    Nous sommes notre pire ennemi

    Peut être à bientôt…bonne route à vous sinon…
    Micka je suis allé voir ton blog.
    Je t’écrirai,peut être…que tu pourras m’aider…

    • Eric, je t’ai bien « entendu ».
      Je prendrai un peu plus de temps pour te répondre, dès que je le pourrai.
      Mais oui, il y a une porte de sortie à tout ça.
      Bonne journée à toi.
      Micka

      • Chose promise…

        Eric, je crois que tu as fait un excellent choix en décidant de te prendre en main et entreprendre une relation thérapeutique avec un psychothérapeute. Je t’en félicite, et t’y encourage, aussi.

        En effet, lorsque notre histoire et ses difficultés nous sautent ainsi à la figure, cette écoute et cet accompagnement sont un premier pas, un stade nécessaire, indispensable, même. Souvent, nous nous retrouvons tellement emberlificotés et englués dans nos sacs de nœuds que nous ne savons même plus par quel bout commencer. Eh bien, commencer par ce bout-là, une psychothérapie, c’est une sage et bonne décision.

        Ensuite, le stade suivant sera, possiblement, non pas de « renoncer » à la souffrance pour « choisir » de s’en éloigner, mais au contraire ACCEPTER de traverser cette souffrance les yeux grands ouverts. Il n’y a en effet de « choix de renoncement » qu’au prix de cette étape incontournable.

        Mais le chemin est parfois long… et se parcourt pas après pas.

        Eric, je te souhaite de la constance et de la détermination dans ce cheminement. De belles découvertes sur toi-même (ton véritable « soi ») t’y attendent, très certainement.

        Amicalement,
        Micka

        • Bonjour Micka

          Merci pour ta réponse.
          Me suis peut être un peu trop étalé sur ma vie,mais si mon témoignage peut aider…tant mieux.
          Même si je sais la plupart des choses que tu as écrites…Savoir c’est bien,comprendre, en prendre conscience et assimiler est une autre histoire…et être constant et déterminé comme tu le soulignes…c’est bon d’entendre les choses même si on les sait…
          Pour ne pas retomber dans ses travers,pour ma part mes addictions en tout genre…mes « démons » comme je dis.Et ressombrer dans la dépression…
          Me prendre en main , j’ai tenté maintes fois de le faire et à chaque fois mes démons ont repris le dessus…(A l’époque , j’avais 25 ans j’ai déjà essayé de me faire aider via le cmp près de chez moi…un jour,ils étaient 2 psys,un des 2 me dit »chiche on arrête » en parlant du haschich…je n’y suis plus retourné, me demandant depuis si il m’a pris pour un crétin…je ne saurais jamais.Et une seconde fois dans un centre d’addictologie, mais échec de nouveau,je ne saurais pas de même tout ce qu’a pu écrire cette psychologue…ça collait pas ou comme le suggère ce psychothérapeute, que je les ai peut être mis en échec mais je ne pense pas ce soit la seule cause…Je pense maintenant d’après mon expérience et comme tu le soulignes plus haut,que la pratique du blabla des psys…était vouée à l’échec en tout cas pour moi.C’est mon anxiété qu’il fallait traiter en partie…!Toujours d’actualité d’ailleurs.
          Et de fait après plusieurs échecs, me suis demandé à quoi ça sert les psys!…J’avance pas,je ne comprends pas où ils veulent en venir …et je fumais et fumais encore…Je me prenais en main,avançais puis reculais…perdant mon temps,temps consumé dans les vapeurs du haschich et les velléités…
          Puis j’ai découvert la TCC.Avec une approche nouvelle, pragmatique du problème. Et pour le coup humaine, moins austère du moins avec ce psychothérapeute pour le moins étonnant…
          J’ai eu cette intuition à l’époque de me dire,pourquoi il n’existe pas quelqu’un pour pour me diriger vers telle ou telle méthode…
          J’ai pu voir qu’il existe des bilans psys aujourd’hui, des centres de diagnostics psys…au lieu de laisser les patients s’engluer dans leur détresse, ne savant pas trop quoi faire…les orienter vers telle ou telle méthode selon le problème,les ressources de chacun…
          Bref…

          Un conseil pour ceux qui cherchent à savoir le pourquoi du comment…évitez de vouloir vous auto analyser en fouinant à droite à gauche dans des bouquins psys…ça peut rendre dingo…vous risquez de vous coller des étiquettes et vous retrouver dans pas mal de causes et symptômes possibles…
          Pour ma part mon médecin traitant a voulu me coller une étiquette que je refuse d’admettre.
          Esprit cartésien= un symptôme=un médicament…=ce que j’ai appris à l’école…

          Et ne comptez pas trop sur la famille ou amis, sauf exceptions…faites vous aider par un pro qui ne vous jugera pas.
          Les jugements terrassent encore plus…la culpabilité étant le noyau dur de la dépression,certains par leurs paroles ne manqueront pas de vous faire culpabiliser d’avantage…

          Sinon,je me suis mal exprimé pour la souffrance ou alors je n’ ai pas encore assimilé le concept…Merci de m’avoir rattrapé , tu en parles de la soufrance dans ta vidéo sur ton blog d’ailleurs . Aujourd’hui ça me semble clair.
          Ce fameux psychothérapeute qui a pris le temps un jour de me répondre via un article qu’il a publié dans son blog m’a dit:
          « Chaque jour, j’exprime ma reconnaissance à madame la douleur de m’avoir donné la possibilité de changer. Merci madame de m’avoir offert la possibilité de faire un choix . J’ai choisi, j’ai renoncé… »Lui même ayant vécu de longues années difficiles…
          Cela rejoint ce que tu tenais à rectifier dans mon propos?
          Ou bien j’ai trouvé ceci de Yvan Amar(je ne connais pas…)
          « Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal,j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon,s’il me laisse dans le même état de conscience après retiré mon mal,il me vole l’outil de croissance que peut être cette maladie »

          Pour simplifier avec mes mots, la souffrance fait partie de notre chemin et on ne doit pas lutter contre. Résister contre elle est résister à la vie, et ce qu’elle peut apporter en terme d’enrichissement personnel…
          Un peu comme l’angoisse,ou l’anxiété, ne pas lutter contre sinon ça l’amplifie.

          Pour finir,Micka et Jean Lou vous devez faire partie des rencontres synchroniques,et étonnantes , déstabilisantes mais répondant à mon attente profonde…à ce désir de changement afin que ce petit moi,l’ego soit démasqué et le grand SOI enfin révélé…

          Le soir où j’ai regardé ta vidéo, j’ai entendu « le travail sur soi devrait être remboursé par la sécurité sociale ».C’est ce que j’avais écrit sur ma tablette le jour même, une réflexion que je m’étais faite…
          Au lieu d’enrichir les laboratoires pharmaceutiques…et polluer, amoindrir l’esprit des gens.
          (J’ai toujours pas compris les effets secondaires paradoxaux que peuvent produire les anti dépresseurs en passant…)
          Même si dans l’urgence un anti dépresseur, comme tu le dis,ça peut aider à éviter le suicide.

          Amicalement

          • « C’est mon anxiété qu’il fallait traiter en partie… »

            Lorsque nous prenons la route pour un long voyage, il est bon de consulter la carte routière avant le départ. Même si celle-ci ne peut se substituer à la nécessité d’accomplir le voyage…

            De la même façon, explorer les tenants et aboutissants de nos symptômes, une anxiété généralisée par exemple, peut être comparé à l’étude de la carte routière avant ou pendant le voyage.

            Le voyage en lui-même, se confronter non pas au symptôme mais au ressenti dans le corps que celui-ci éveille, demande effectivement 1°- de la maturité déjà dans la démarche, 2° – d’avoir l’expérience de ce qui ne marche pas et par ailleurs une bonne intuition du « remède », 3° – de frapper à la bonne porte du thérapeute approprié avec la bonne démarche.

            Te concernant, Eric, je ne saurais trop te conseiller une approche MBSR (« Mindfulness Based Stress Reduction », « Réduction du Stress grâce à la Pleine conscience »)

            En fonction de ton lieu géographique, tu pourras trouver un thérapeute confirmé sur le site de l’Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM), ici :
            http://www.association-mindfulness.org/

            Merci de ta confiance.

            Amicalement,
            Michaël

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