Le mouvement ouvrier : vaincre la dépression ambiante !

emploi salariéLe mouvement ouvrier de notre époque, au regard de la nécessité de vaincre la dépression ambiante, est-il le digne héritier des combats menés jadis par les précurseurs de la défense salariale ?

En fait, malgré les crises à répétition…

qui « éclaircissent sévèrement » à coup de licenciements et contrats précaires l’emploi salarié en France et ailleurs .. « Être ouvrier » est-il encore de nos jours, une garantie sûre et d’avenir ?

Par cet article,  je me fais donc l’écho d’une situation qui perdure depuis des années dans notre société de consommation et qui selon moi et de bien des observateurs « compréhensifs », est une aberration voire une injustice.

En effet, sachant que le monde ouvrier représente « encore » pas moins de 28 % de la population soit plus de sept millions de personnes en France…… la considération peu avenante que subit cette catégorie professionnelle, est une véritable altération des valeurs liées au travail physique qu’elle effectue.

Etre ouvrier polyvalent salarié ne paye pas son homme et c’est bien regrettable !

J’ai regardé il y a peu à la télévision, un reportage saisissant de vérité sur ce « qu’est » la vie d’ouvrier polyvalent et spécialisé aujourd’hui (sans doute l’avez-vous regardé vous aussi ?)

Il s’agissait d’un excellent magasine d’immersion intitulé « 21 jours…à l’usine » sur France 2 le mardi 18 septembre 2012.

Dans la négative, vous pouvez voir sur YouTube la bande annonce ici : « 21 jours…à l’usine »

Ambiance :

usine automobilePlongée pendant plusieurs jours dans le quotidien professionnel (plus gris que rose), de travailleurs manuels (hommes et femmes), d’une unité sous-traitante de Peugeot et située prêt de Sochaux…

…, la journaliste Alexandra Alévêque fraîchement débarquée de son univers feutré télévisuel, allait découvrir le « monde de l’usine » de l’intérieur, mais en qualité de « simple ouvrière »…

« Ses » collègues qu’elle côtoie durant son « apprentissage » de cette vie laborieuse :

  • sont des gens « vrais », 
  • simples dans leur façon de dire les choses, 
  • courageux dans le sort qui est le leur chaque jour… 

…., et certainement plus résignés que motivés, par un avenir bien sombre qui se profile à l’horizon chez leur sous-traitant d’employeur – victime lui-aussi, des aléas des commandes. Vaincre la dépression ne sera décidément, pas si facile !

L’investissement socialement responsable, une gageure qui n’est pas à la portée de tous les sous-traitants

En effet, ces sous-traitants, qu’ils soient tributaires de la bonne santé de l’Industrie automobile (pour notre exemple) ou de tous autres secteurs d’activités, subissent automatiquement le contre-coup de l’insuffisance des commandes d’un client souvent…, « principal ».

Dans ces conditions « jouer la carte » du parfait citoyen en faisant des choix dynamiques qui porteraient efficacement sur un investissement socialement responsable de l’outil de travail et par conséquent … l’apport d’emplois supplémentaires à la clef… n’est certes, pas possible pour toutes les entreprises sous-traitantes.

Ainsi va l’industrie de notre pays, mais à qui la faute ?

En attendant, ces salariés dont le mouvement ouvrier dirige encore les actions et les espoirs… « s’accrochent » par obligation, encore à un monde automobile naguère florissant.

Ils sont les témoins cathodique d’un soir. Ainsi, ils montrent pudiquement et courageusement devant la caméra, comment ils jonglent péniblement avec :

  • les factures, 
  • les jours chômés, 
  • les contrats précaires à gogo, 
  • Un moral en berne
  • Un espoir bien mince pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, etc.

argent Et ce n’est pas un smic qui plafonne à un niveau « honteusement bas » depuis plusieurs années et les quelques euros, « généreusement » octroyés annuellement par les Gouvernements successifs (2 % en juillet 2012)…

… qui viendra compenser l’escalade perpétuelle des prix des produits de « première nécessité ». 

Des salariés qui restent dignes pour vaincre la dépression qui les ronge et enfin relever la tête !

Cette situation catastrophique, liée à un pouvoir d’achat réduit en peau de chagrin, supprime une liberté pourtant mérité de la base ouvrière et.., salariale dans une plus grande mesure.

Et oui ! « Qui » mérite mieux que cette population qui trime à longueur d’années en étant sous-payée, de récolter un tant soit peu, du réconfort et de la reconnaissance ?

J’ai vu ce soir-là, des personnes :

  • fières d’être des ouvriers, 
  • le revendiquer avec détermination
  • permettre à ce que le mouvement ouvrier subsiste et gagne en force…

…, tout en admettant que la situation qu’ils vivent est anormale pour des travailleurs qui assument avec « sueurs et peines »…, leur pitance et leur logis. 

Ils ne font pas la charité, ils ne demandent même pas de la pitié, non ! Que nenni : ils veulent pouvoir « faire simplement leur métier », avec respect et dignité.

Ce qu’ils espèrent en retour :

  • Une juste reconnaissance des Pouvoirs Publics et donc de la Société. 
  • Que cette « reconnaissance », soit bien évidemment, à la hauteur de la « petitesse » de leurs conditions de vie.

Ce reportage a le mérite d’avoir montré une poignée d’hommes et de femmes, qui affrontent avec courage ce qui en somme, est vécu en silence par toute une catégorie de la population, ici chez nous ou…., ailleurs !

Population, dont notre société toujours plus exigeante, veut bien récolter les fruits de leur travail, mais pas les payer en conséquence.

Que vous soyez ouvrier polyvalent qualifié ou simple travailleur, attention : la société de consommation cache un « miroir aux alouettes » !

coffre-fortCeci,  sans oublier l’effroyable déséquilibre entre « ce qu’ils ont » ou « croient posséder ».

Car, ce qu’ils « possèdent » comme biens ou qu’ils « croient » posséder comme tels :

  • titres de propriété « s » 
  • bénéfice de celui qui ne doit rien à personne (surtout pas à sa banque)
  • sérénité du « bon père de famille », qui transmettra aux enfants l’objet de tant d’attention et de privations.
  • la douceur et la chaleur d’une situation « tranquille et sans problème »

En fait, cette jouissance leur ait laissé sous toutes réserves de s’acquitter à l’euro prêt…, des sommes à devoir justement… à la Banque toute puissante.  !

« L’assurance et la confiance » dans l’avenir, sont de piètres mots, pour celui qui a au-dessus de sa tête une véritable « épée de Damoclès », en d’autres termes : la menace de la saisie (sévère, impitoyable et sans une once d’humanité!)

Etat des lieux sans concession ni réserve des ouvriers de production 

Si pour nos parents et grands-parents, l’avènement formidable que représentait le mouvement ouvrier d’alors représentait … l’assurance d’un travail jusqu’à une retraite, bien mérité…

…. ce temps-là est bien révolu, malheureusement.

Pourtant, on fait encore miroiter aux salariés d’aujourd’hui une vie faite :

  • de la possession d’une propriété,  
  • de l’équipement dernier cri qui viendrait meubler ladite propriété, 
  • de la piscine agréable qui jouxterait ladite propriété, 
  • de la voiture neuve (voire deux) qui auraient leurs places dans le garage, 
  • des vacances de rêve à l’autre bout du monde (été comme hiver)
  • des placements bancaires qu’il convient de mettre en place pour prévoir « l’anicroche imprévue » en cours de vie, 
  • les assurances à gogo, 
  • le coût des études pour les enfants, 
  • les inscriptions aux clubs de sports, 
  • les téléphones portables, ordinateurs et abonnements et toutti quanti….

magasin luxeCar, tout cela coûte de l’argent… argent qu’une majorité de foyers français non pas (ou plus !) 

Alors, vient la solution « facile » et si pratique à proposer : « on » leur prête de l’argent à ces gens-là… à crédit bien-sûr et à des taux qui frisent « l’indigence assurée pour ces personnes » et au bout :

La solution inverse pour ces « dépouillés » (d’une jouissance jusqu’alors tranquille) des biens qu’ils « croyaient les leurs ». Misère ! :

  • Ainsi vient, le spectre de La Banque de France (qui est au passage à défaut d’accords en amont avec les créanciers)… souvent, « LA » solution de dernière chance.
  • Cette solution « moindre mal », s’accompagne de son lot de paperasses, pour tenter d’obtenir « le droit de conserver » (si possible), les biens menacés.
  • S’ouvre alors pour eux, une longue attente avant de savoir à quelle sauce « ils » vont-être mangé.

La solution miracle existe-t-elle pour les ouvriers victimes de l’influence et des dangers de la société moderne ?

Certains, de ces « potentiellement démunis de droit de posséder », peuvent espérer un étalement de leurs dettes…, pendant que d’autres rêveront à l’apparition du « miracle » tant espéré…, qu’ils n’osent à peine prononcer son nom :

« L’effacement pur et simple des dettes contractées ! »

Ceci au passage, sans garantie aucune que tout se passe « sans casse », malgré tout !

Si vous me le permettez : en l’absence d’un investissement socialement responsable de tous les acteurs qui gouvernent le devenir de notre société…

… la morale de cette triste situation :

« Gardons en éveil, que le noble désir d’une amélioration saine et normale de s’élever socialement, ne doit pas masquer la dure réalité qui veut… que pour faire un pas dans la vie, deux en arrière seront parfois nécessaires ! »

Dans un très prochain article et pour faire une suite à celui-ci, nous essaierons de comprendre :

  1. Comment négocier sans trop de « bobos » (financiers, psychologiques, familiaux…) une situation délicate de risques de perte d’emploi ou de repères ?
  2. Comment  s’accrocher et rebondir à la suite de ces « catastrophes de vie » ?
Participez et donnez votre avis sur cet article et bien sûr le plus important… son contenu, à savoir :
 
  • la fragilité des plus modestes, touchés soit par la crise ou soit par une situation liée au chômage et ses risques collatéraux
  • Aux raisons qui conduisent à ses situations dramatiques : délocalisations des entreprises, prêts bancaires trop laxistes, imprudences des emprunteurs, « Rêves inabordables », mais néanmoins « séduisants et dangereux » qu’offre la société…

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Une réflexion au sujet de « Le mouvement ouvrier : vaincre la dépression ambiante ! »

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