Réflexion sur la violence à l’école

peur d'enfantL’objectif de cet article n’est pas de stigmatiser un secteur professionnel, dont la vocation est noble:

Celle de prendre en charge l’instruction de nos enfants, entre-autres…, non, bien au contraire: 

Je suis le premier à reconnaître que l’enseignement joue un rôle très important dans la construction de l’avenir de nos enfants. 

Pourtant, nos écoles souffrent d’un mal que personne n’ignore plus depuis longtemps déjà: La Violence…Ne nous voilons pas la face, par certains aspects et à différents niveaux: Nous avons tous notre part de responsabilité

En octobre 2011, une analyse sur le contexte régnant en milieu scolaire et dirigée par le chercheur Eric Debarbieux, mettait en évidence qu’environ 10% des collégiens se disent « harcelés » (6% sévèrement ou très sévèrement)

Cela peut faire peur, car aucun enfant ne devrait subir ce calvaire à l’école! Que se soit notre enfant ou celui de nos voisins…

Comme tous les parents, je me pose cette question essentielle de savoir: Comment appréhender voire prévenir, cette abomination que représente, la violence à l’école?

Quelles solutions, NOUS: Parents, Enseignants, Education Nationale…pouvons-nous offrir à nos enfants, afin de leur garantir une totale sérénité au coeur même de l’établissement qui les accueille?

En effet, « QUI » dans son entourage proche ou plus ou moins éloigné, n’a pas eu connaissance d’actes de violences entre élèves? Quand ce n’est pas les enseignants eux-mêmes qui en sont les victimes, soit par les élèves dans les « grandes classes » ou ce qui est inconcevable…par certains parents qui s’octroient le « pouvoir de rosser le prof » parce que celui-ci a osé « punir le petit!« 

Belle démonstration par ces parents, sur l’attitude à adopter face à un problème. Nul doute que ces comportements seront tôt ou tard, reproduits par ledit « petit » et pour le malheur de ses camarades d’école ou bien en dehors du circuit scolaire.

L’exception: La faute avouée et réelle de la personne ayant autorité sur l’enfant

Par contre, là où je suis entièrement d’accord avec le fait, qu’il ne faut pas laisser les choses en l’état: c’est dans les cas extrêmes où l’enseignant qui a le rôle d’instruire et d’éduquer nos enfants…se rend coupable d’un geste anormal envers l’un d’eux (gifle, bousculades ou empoignades sévères, insultes, ou…gestes déplacés…)

Dans ce cas, d’autres méthodes (que les coups du papa) feront tout aussi bien office d’exutoire, pour ce débarrasser de notre colère de parents :

  • Demander illico à rencontrer l’enseignant fautif en présence de l’enfant et du directeur de l’établissement (à vous de juger si les explications données par l’enseignant sont « recevables et acceptables » ou pas!)
  • Si l’enfant est « marqué » physiquement ou psychologiquement de manière prononcée, consulter le médecin sans attendre.
Si ce qui est reproché à l’enseignant est jugé très grave:
 
 
  • Porter plainte à la gendarmerie au besoin.
  • Envoyer une lettre recommandée avec A.R à l’Inspection Académique de votre Région, pour signaler ces faits et demander à ce que votre demande soit examinée sans délai!
En dehors de ces « affaires scandaleuses » qui n’ont pas leur place dans le monde éducatif…une punition appropriée et justifiée, elle, n’a jamais fait de mal!
Cela s’appelle : l’Education, tout simplement!

Cependant et à juste titre, il devient urgent, c’est une certitude,  de trouver des réponses à ce fléau pour le bien et la sécurité de nos enfants avant tout. En second, agir pour l’ouverture, sinon la préservation…d’un enseignement de qualité, grâce à la recherche et au maintien d’un environnement propice aux études.

Des actes de violences venant AUSSI de « l’extérieur » des établissements

Que dire de ces débordements de brutalités, parfois causés directement par des individus, totalement étrangers aux établissements scolaires et dont ils fréquentent impunément les abords?

Nos chérubins sont susceptibles d’être confrontés à des violences gratuites à chaque entrée et sortie d’école. Sans omettre de parler des débordements qui sont toujours possibles et des risques collatéraux que ces « présences anormales » à ces endroits là, drainent avec elles!

Cela est tout simplement regrettable et condamnable.

Les Pouvoirs Publics semblent impuissants pourtant…

traumatisme enfantC’est vrai, l’enjeu est de taille et tous nous pouvons et devons en être les acteurs. Il suffirait d’un peu plus de « conscience collective responsable » de la part de certains parents et une responsabilisation des élèves face à leurs actes.

Sans être vraiment « un vieux », à 52 ans, Il est vrai que je fais parti d’une génération où l’école avait encore ses lettres de noblesses. C’était un lieu où l’on avait une certaine crainte des professeurs, mais aussi un respect de « l’adulte » et des préceptes que celui-ci représentait aux yeux des gamins que nous étions.

Malgré tout et surtout au regard de ce qui se passe actuellement dans le milieu scolaire, je veux croire que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui « aiment » l’école et ont le goût de l’étude. Comme celui de croire à l’utilité d’apprendre pour eux-mêmes et pour leur avenir personnel et professionnel.

C’est un fait, qu’une majorité d’élèves refusent et condamnent cette violence. Ils souhaitent pouvoir étudier librement et tranquillement. Alors, nous les adultes aidons-les à atteindre cet objectif, en participant activement à ce mouvement « du ras le bol » de la violence scolaire.

…c’est aussi NOTRE COMBAT à nous parents d’élèves…

Malgré l’importance du défi, fort heureusement, des mesures sont proposées. Certaines sont misent en application, à l’instar du Plan de Sécurisation des Etablissements Scolaires de septembre 2009 (renforcé en février 2010) et qui devait pleinement remplir sa mission dès l’année scolaire 2010-2011.

Au niveau national: Il serait bien, dans le but de rassurer l’ensemble des parents d’élèves et du monde professoral, qu’une synthèse des premiers résultats obtenus par ces mesures, soit diffusée largement sous forme d’un « bulletin de correspondance » à destination des parents via la Direction de chaque établissement.

De nos jours, au cours d’une année scolaire, pour x raisons: déménagements, mutations des parents…ou à chaque rentrée scolaires…les étudiants sont amenés à changer d’établissement ou de région.

Dans ces cas précis, ce bulletin national porterait et donnerait une vue d’ensemble sur   « l’assurance d’une relative tranquillité » au sein de l’établissement visé. Ce serait pour les élèves, un bon moyen de pouvoir choisir en toute connaissance de cause, l’établissement où ils veulent poursuivre leurs études.

Au niveau de chaque établissement scolaire: De la mise en place chaque année d’un « rapport » qui serait communiqué au parents d’élèves…Ce « rapport » ferait une présentation basé sur la réalité d’un « état de veille et de vigilance sur la sécurité » au sein de l’établissement.

D’ores et déjà, saluons et souhaitons une pleine réussite à cette nouvelle initiative du Ministère de l’éducation intitulée « Agir contre le harcèlement à l’école » et lancée depuis hier mardi 24 janvier 2012.

En parallèle de ces mesures, nous parents, soyons vigilants. Ayons à coeur d’être à l’écoute de nos enfants afin de déceler « les signes avant coureurs » qui trahiraient une « violence subit en milieu scolaire » et même en dehors.

Quels sont ces « signes » qui doivent nous alerter en tant que parents et nous prévenir d’agir sans tarder?

Avant de voir les signes « visibles ou moins visibles »…comme tout harcèlement, les violences se déclinent sous différentes formes:

  • Violence verbal
  • Violence physique
  • Violence psychologique

enfants heureux écoleElles peuvent conduire à un état de dépression grave voire très grave pour l’enfant victime de ces faits. Ne l’oublions pas, on déplore malheureusement chaque année, des petites victimes de ces violences « à l’école ».

Hormis les « coups » directement portés soit au visage ou sur le corps de l’enfant ou bien les vêtements déchirés ou excessivement sales…d’autres « violences » sont plus insidieuses et sont de fait, plus difficiles à suspecter..surtout si l’enfant fait tout pour les cacher.

Des bousculades, mais sans réelles brutalités apparentes, (justement pour éviter que cela se voit), sont tout à fait possible. Elles peuvent-être tout aussi traumatisantes et être le lot quotidien de nos enfants dans la cour de l’école!

Idem pour les moqueries à répétition et considérées par certains élèves comme un jeu, font mal à celui ou celle qui en est « la victime. »

Des chamailleries à l’école? nous en avons tous fait l’expérience un jour ou l’autre, mais quand elles prennent des proportions anormales, cela l’est moins! Et il y a danger.

Voici les signes/ témoins d’une violence latente et qui doit nous alerter:

  • Signes d’anxiété
  • Troubles du sommeil
  • De l’appétit
  • D’un isolement de l’enfant
  • De son refus de parler
  • D’un comportement soit de honte ou de culpabilité sans causes réelles et connues de nous, parents.
  • Une lassitude plus ou moins marquée de l’école en générale.
  • Des notes qui baissent anormalement.
  • Des fournitures scolaires qui manquent fréquemment (signe probable d’une « confiscation » en guise de punition ou d’un « vol » qui peut-être récurrent.
  • Disparition suspecte de « l’argent de poche » ou l’explication plus ou moins maladroite de l’enfant « Maman, papa, j’ai échangé avec un (e) élève mon blouson tout neuf contre celui-ci « qui est mieux ».
  • Idem pour les portables « échangés, confisqués ou utilisés » par des « grands » (Veillez à ce que le forfait du fiston ou de la p’tite demoiselle ne s’évapore, comme par enchantement…) Il est fort probable dans ces cas là, que l’enfant soit victime de « racket ». L’aider à sortir de cette situation est très urgent!

Quelles sont les « origines possibles » de la violence?

  • D’où vient-elle?
  • Pourquoi certains enfants se comportent-ils comme de véritables « petits caïds » envers leurs camarades?
  • La télévision, les actualités violentes, certaines des fréquentations de l’enfant, etc..sont-ils en partie responsables de cet excès de violence à l’école?
  • Nous mêmes les parents, avons-nous notre propre responsabilité de la dérive des comportements de notre progéniture?
  •  Faisons-nous tout ce qu’il faut pour transmettre à nos enfants, les « vrais valeurs de vie » à suivre?

Ces questions (et d’autres) je vous propose de les débattre avec vous et tenter de faire avancer, à notre niveau, ce sujet Ô combien important, pour la sécurité de nos enfants dans le cadre scolaire.

Pouvez-vous répondre à cette question ? :

  • Quel est votre sentiment face à la violence à l’école ?

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